Par Arthur Avranches - Devenir consultant indépendant

L’entrepreneuriat fascine autant qu’il effraie. Il faut dire que créer son entreprise est parfois une véritable aventure en soi, même si certaines formes juridiques, régime micro-entrepreneur en tête, tendent à simplifier les démarches. Vous souhaitez porter votre projet en prenant le moins de risques possible et en limitant au maximum les formalités ? Et si vous alliez jeter un coup d’oeil du côté du portage salarial ?

#1 Choisir son statut et créer son entreprise

Entre le choix de la forme juridique de son entreprise, la rédaction de ses statuts et leur dépôt, la protection de sa marque ou encore son immatriculation, le porteur de projet doit généralement réaliser un certain nombre de démarches, dont certaines sont payantes, avant de véritablement pouvoir exercer.

Notons que le régime de la micro-entreprise se distingue nettement des autres statuts, du moins sur ce point. Une simple déclaration d’activité réalisée en ligne, en l’espace de quelques minutes, suffit en effet à se lancer, même si certaines formalités complémentaires sont à prévoir (demande d’immatriculation auprès du RCS, par exemple).

C’est toutefois encore plus simple en portage salarial où il n’est nullement nécessaire de créer de structure. Le salarié porté peut ainsi commencer à exercer son activité dès la signature de son contrat de travail.

#2 Ouvrir un compte bancaire dédié à son activité

Les travailleurs indépendants doivent obligatoirement disposer d’un compte bancaire uniquement dédié à leur activité professionnelle, micro-entrepreneur y compris. Bien que ces derniers peuvent toutefois opter pour un second compte courant, en lieu et place d’un compte professionnel.

Fort heureusement, grâce à l’émergence des banques en ligne pour professionnels, l’ouverture d’un compte n’est plus aussi chronophage et complexe qu’auparavant.

De son côté, le salarié porté reçoit son salaire directement sur son compte courant classique. Il n’a donc pas besoin de demander l’ouverture d’un autre compte.

#3 Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle

En cas de dommage survenu dans le cadre de son activité et pouvant porter préjudice à un tiers, le travailleur indépendant peut voir sa responsabilité engagée sur le plan juridique. Comme aucun professionnel n’est pas à l’abri d’une erreur de jugement ou d’une inattention, il est essentiel de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (ou assurance RCP). Parfois obligatoire, parfois facultative, en fonction des activités, cette dernière peut éviter au professionnel bien des désagréments en cas de problème.

En portage salarial, le consultant est directement couvert par l’assurance RCP de son employeur, c’est-à-dire la société de portage salarial qui héberge son activité. Il est donc plus à même de réaliser sa mission l’esprit tranquille.

participation reunion information

#4 Protéger son patrimoine personnel

Dans le même ordre d’idée, le travailleur indépendant qui crée son entreprise, quelle que soit sa forme, doit prévoir des garde-fous pour se prémunir des éventuelles erreurs de gestion et dettes contractées qui pourraient mettre en danger ses proches et son patrimoine personnel. Choisir le régime de la séparation des biens ou la participation aux acquêts, réaliser une déclaration d’affectation des biens professionnels à travers le statut EIRL, limiter les garanties… Voici les manières les plus communes de diminuer les risques en cas de difficultés financières.

Quant au professionnel exerçant en portage salarial, qui ne crée aucune structure malgré son indépendance, celui-ci n’a pas à craindre les créanciers en cas de difficulté ou erreur liées à son activité.

#5 Déclaration des cotisations sociales et comptabilité

Une partie de l’activité du travailleur indépendant consiste à réaliser des formalités d’ordre administratives et comptables. Plus ou moins complexes ou récurrentes en fonction du statut adopté (le micro-entrepreneur est le mieux loti en la matière), ces formalités, qui demandent la plus grande attention, empêchent parfois le professionnel de se concentrer sur son coeur de métier. Ce cérémonial parfois démoralisant en pousse d’ailleurs certains à avoir recours aux services d’un expert comptable, ce qui engendre nécessairement des frais supplémentaires.

Dans le cadre du portage salarial, l’indépendant n’a -presque- rien à faire. La majorité des déclarations et démarches administratives liées à son activité professionnelle sont en effet directement prises en charge par son employeur !

En savoir plus : Fonctionnement du portage salarial

En résumé

 

avantages salarié porté

participation reunion information

Article rédigé le 03 Mai 2018

Les commentaires sont fermés.