Très populaire, le régime auto-entrepreneur, renommé micro-entrepreneur depuis déjà plusieurs années, permet aux porteurs de projets en herbe de tester leur activité simplement. Un ticket d’entrée entrepreneuriale qui s’accompagne en contrepartie de quelques contraintes que beaucoup aimeraient compenser avec un statut plus protecteur. Et si la solution se trouvait du côté du portage salarial ?

Régime auto-entrepreneur : une grande accessibilité

Il n’a fallu que quelques années au régime auto-entrepreneur pour se tailler une solide réputation dans le petit monde des entrepreneurs. Il faut dire que cette solution née en 2008 a de nombreux atouts à faire valoir. En permettant aux porteurs de projet de créer leur activité indépendante rapidement sans avoir besoin de passer par la case « création de société », celui que l’on appelle désormais « régime micro-entrepreneur » est devenu une véritable rampe de lancement entrepreneuriale.

L’auto-entrepreneur paye des cotisations dont le pourcentage est calculé sur le chiffre d’affaires réalisé durant le mois ou le trimestre précédent. Le grand avantage de ce système est que si ce chiffre est égal à zéro, il ne paye rien. Une spécificité accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les porteurs de projets qui souhaitent limiter les risques, en cas d’échec.

En contrepartie de cet allégement des formalités, il doit toutefois composer avec un chiffre d’affaires plafonné (70 000€ pour la prestation de service ou 170 000€ pour l’achat-vente de marchandises), une protection sociale minimale et une impossibilité de toucher des indemnisations chômage en cas de perte d’activité. Au vu de ses modalités de fonctionnement et de ses limitations, l’auto-entreprise est ainsi parfois perçue comme un statut précaire, qu’il est difficile d’envisager autrement que dans une perspective court-termiste.

Le portage salarial : protection et accompagnement

Un peu plus ancien que l’auto-entreprise, puisque sa date de création remonte à la fin des années 1980, le portage salarial a mis quelques années avant de s’imposer dans le domaine des formes d’emploi alternatives, le temps de se doter d’un cadre juridique solide.

Rappelons que le portage salarial se distingue des autres statuts en faisant le pont entre le salariat classique et l’entrepreneuriat. Le consultant ou le formateur qui choisit cette forme d’emploi bénéficie en effet du statut de salarié, lui permettant d’accéder à une couverture sociale complète (remboursement des frais de santé, congés maternité, congés maladie…), de l’assurance chômage et d’une mutuelle d’entreprise, en partie prise en charge par l’employeur. Une sécurité très appréciable qui ne remet par ailleurs aucunement en question son degré d’autonomie. C’est là d’ailleurs l’une des grandes forces de ce statut hybride.

Le portage salarial, c’est aussi un accompagnement personnalisé, qui permet au consultant de se concentrer sur le développement de son activité et de prendre les meilleures décisions en s’appuyant sur les multiples conseils dont il peut bénéficier dans le cadre de sa collaboration.

Est-il possible de cumuler portage salarial et auto-entreprise ?

En tant que salarié, le consultant en portage salarial est autorisé à cumuler plusieurs activités, comme le veut le Code du travail. Il peut s’agir d’une activité indépendante ou d’un autre poste de salarié, sous réserve de respecter le principe de loyauté, la durée maximale de travail ou les éventuelles clauses d’exclusivité indiquées dans son contrat.

En cas d’irrégularité, par exemple en cas de non-respect de la durée maximale de travail ou de refus de communiquer à l’employeur les informations lui permettant de vérifier cette durée, le salarié s’expose à un licenciement pour faute grave et une amende de 1 500 € (ou 3 000 €, en cas de récidive). Le salarié a donc tout intérêt à jouer la transparence s’il fait le choix de cumuler plusieurs postes au sein d’entreprises différentes.

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Pourquoi cumuler statut auto-entrepreneur et portage salarial ?

Comme nous l’avons vu, le régime auto-entrepreneur n’est pas dénué de défauts, malgré une accessibilité indéniable qui explique d’ailleurs sa popularité.

En profitant du principe de cumul d’activités, l’auto-entrepreneur a la possibilité de sécuriser son projet et le développer à son rythme, en s’appuyant sur un statut plus protecteur, à l’image du portage salarial. Rappelons que le salarié porté profite d’une protection sociale avantageuse, identique à celle d’un salarié classique.

Enfin, articuler auto-entreprise et portage salarial, c’est également multiplier les sources de revenus et se donner la possibilité de développer des compétences utiles et recherchées par les entreprises ou les employeurs.

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