Par Johan Sellitto - Devenir consultant indépendant

En grande forme, le secteur de l’informatique profite directement de la transformation numérique des entreprises. Sécurité des données, cloud computing, gestion des serveurs, applications web, intelligence artificielle, développement de sites internet… pour assurer leur survie et favoriser leur développement sur le plan national et international, un nombre croissant d’entreprises choisissent de faire appel à des expertises externes. Une situation qui profite grandement aux consultants informatique !

Avez-vous le profil du consultant informatique ?

Parfois appelé consultant IT ou consultant en systèmes d’informations, le consultant en informatique, accompagne et conseille les entreprises dans leur acquisition de matériel et de logiciels. Il les aide également à optimiser leurs solutions actuelles en fonction des besoins : intranets, extranets, applications mobiles ou encore sites internet ; et peut participer à la formation de leur personnel.

Issus d’une école d’ingénieur, d’une école spécialisée ou d’un cycle universitaire, les consultants informatique sont parfois de vraies autodidactes qui tirent leurs multiples compétences d’une authentique passion pour les nouvelles technologies.

Il n’existe pas à proprement parler un profil type de consultant indépendant IT. Étant donné l’étendue du domaine, on dénombre en effet de nombreuses spécialités différentes. Même s’il ne peut pas être un expert dans toutes les technologies et langages informatiques utilisés à l’heure actuelle, le consultant en informatique possède néanmoins une connaissance globale de l’existant et une vision précise des nouvelles tendances qui se profilent à l’horizon.

profil devenir consultant informatique

Devenir indépendant informatique : les prérequis

L’indépendance, qui nécessite à la fois des compétences avancées et un état d’esprit particulier, est une voie pavée d’exigence. Si ce mode de vie peut apparaître séduisant à bien des égards, il se réserve toutefois à une catégorie de personnes bien précise. Avant de vous y lancer corps et âme, nous vous conseillons donc de vous poser les questions suivantes :

  • Ai-je les compétences requises pour me mettre à mon compte ? Il s’agit surtout de prendre le pouls des connaissances techniques et théoriques liées à son coeur de métier.
  • Mon projet est-il viable sur le plan économique ? Se lancer, d’accord, mais existe-t-il pour autant une demande assez suffisante pour survivre sur le marché visé ?
  • Quelles sont mes vraies motivations ? Un désir d’émancipation peut cacher une volonté de fuir le salariat, plus qu’une réelle envie d’entreprendre.
  • Est-ce le bon moment pour se lancer ? Parfois, il vaut mieux retarder de quelques mois son projet, plutôt que de partir droit dans le mur. Notamment, lorsque le contexte familial est compliqué.
  • Ai-je les capacités financières suffisantes pour démarrer ce projet ? Les premiers mois peuvent être avares en contrats. Il est donc judicieux d’avoir une réserve financière suffisante avant de démarrer.
  • Quel est le statut le plus avantageux au regard de mes besoins ? Il convient d’avoir une idée précise de ses besoins en matière de sécurité, d’encadrement, de flexibilité…
  • Puis-je bénéficier d’aides financières ou d’un accompagnement ? Les demandeurs d’emploi, mais pas uniquement, peuvent généralement bénéficier d’un coup de pouce de l’état ou des collectivités locales.

Les statuts pour exercer en freelance informatique

Si le début de carrière de la plupart des informaticiens rime souvent avec SSII, nombre d’entre eux envisagent toutefois de prendre appui sur leur expérience pour se lancer dans une carrière indépendante, au bout de quelques années de bons et loyaux services.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de statuts juridiques, l’aspirant consultant informatique indépendant a l’embarras du choix. SASU, EURL, entreprise individuelle, micro-entreprise, portage salarial… Évidemment tous ces statuts possèdent chacun leurs atouts et leurs faiblesses.

Ainsi, si la SASU et l’EURL permettent au porteur de projet de bénéficier d’une structure flexible et crédible (idéal si vous envisagez de faire appel à des investisseurs), leur constitution et leur gestion peuvent cependant s’avérer lourdes et complexes.

Plus accessibles, l’entreprise individuelle classique, l’EIRL ou le régime micro-entrepreneur peuvent toutefois limiter le développement de l’activité et ne jouissent pas toujours d’une image très positive auprès des entreprises qui cherchent un partenaire de confiance.

portage salarial et autres status 

Portage salarial informatique : la « juste » solution ?

Formalisé à la fin des années 1980, le portage salarial est une forme de travail quelque peu atypique qui permet aux professionnels de mettre leur expertise au service des entreprises. La différence avec la SASU ou encore la micro-entreprise ? En portage salarial, le consultant bénéficie du statut de salarié, mais conserve sa pleine autonomie.

Opter pour le portage salarial informatique, c’est :

  • Avoir la liberté de choisir et de développer sa clientèle
  • Négocier ses honoraires et les modalités de ses interventions directement avec ses clients
  • S’organiser au quotidien sans aucune contrainte
  • Être affilié au régime général de la Sécurité sociale
  • Pouvoir bénéficier d’allocations chômage en cas d’inactivité
  • Bénéficier d’une gamme complète de services pour développer son activité de consultant IT (réseau d’experts, assistance juridique, formation professionnelle)

Consultant informatique : 6 conseils pour bien démarrer votre activité

démarrer activité independante

Si vous envisagez de devenir consultant informatique, les quelque conseils qui suivent pourront peut-être vous aider à mieux appréhender votre nouveau métier !

1. Investissez dans du bon matériel

En tant que prestataire de services, vous serez régulièrement amené à intervenir dans les locaux de vos clients. Il est donc primordial de vous équiper au minimum d’un ordinateur portable. Par ailleurs, si l’une de vos missions nécessite d’investir dans un logiciel ou du matériel complémentaire, nous vous conseillons fortement de négocier la prise en charge de cet achat avec votre client, au moment d’établir votre contrat de prestation.

2. Ne négligez pas l’aspect commercial de votre activité

Devenir indépendant, quel que soit le domaine envisagé, c’est aussi être capable de vendre ses compétences aux entreprises par ses propres moyens. Le secteur informatique ne déroge évidemment pas à la règle ! Si vous n’avez pas la fibre commerciale, il serait donc judicieux d’améliorer ce point absolument crucial.

3. Travaillez sur vos lacunes

Au-delà de l’aspect purement commercial, qui constitue souvent l’un des points noirs du consultant faisant ses premiers pas dans l’entrepreneuriat, il est essentiel de prendre connaissance de vos autres points faibles afin d’y remédier.

Le domaine du conseil exige notamment de savoir s’organiser, construire une offre cohérente, gérer un projet de A à Z, rédiger un cahier des charges… Si vous pêchez dans l’un de ces domaines, une remise à niveau est donc de mise !

4. Réalisez une veille informationnelle rigoureuse

S’il y a un secteur dans lequel il est essentiel de toujours être à jour, c’est bien le domaine informatique ! De nouvelles technologies et tendances apparaissent chaque semaine.

Parmi elles, certaines prennent la place longtemps occupée par d’autres. Si, pour le commun des mortels, il est bien difficile de s’y retrouver, en tant que spécialiste des questions IT, vous devez vous efforcer de toujours garder une vision claire de votre métier. Il en va tout simplement de la qualité de vos interventions et de votre crédibilité en tant que professionnel !

5. Développez votre réseau professionnel

Quand on choisit de s’aventurer sur le tortueux chemin de l’indépendance, il est important de prendre le temps de développer son réseau professionnel en participant à des événements networking, en échangeant avec ses contacts et en rendant des services de temps à autre.

Un bon réseau peut en effet s’avérer d’une aide précieuse pour décrocher des missions intéressantes ou trouver des compétences complémentaires afin de répondre à une problématique spécifique.

6. Tirez parti des outils à votre disposition

Aujourd’hui, de nombreuses plateformes en ligne, à l’image de Codeur, Hopwork ou 404works vous permettent de trouver aisément des missions correspondant à votre domaine de compétences. Il serait donc regrettable de vous en passer.

De plus, que vous possédiez ou non un site internet, nous ne saurions trop vous conseiller de tirer avantage des principaux réseaux sociaux, notamment LinkedIn, afin de faire connaître votre expertise au plus grand nombre !

Article rédigé le 08 fév 2018

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