Par Vanessa VANDERHAEGHEN - Bien gérer mon activité

Vous avez peut-être déjà entendu parler de social learning, un terme de plus en plus présent dans le monde de la formation professionnelle. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? Quels sont les principes fondateurs du social learning ? Pourquoi ce mode d’apprentissage est-il plus efficace que les autres ? Qu’est-ce qui le différencie du digital learning ? Est-ce une méthode adaptée au consultant indépendant ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans notre article.

Social learning : définition

Le social learning, ou l’apprentissage social en français, est un système d’apprentissage participatif et actif. Le but ? Apprendre des autres (de ses pairs, de ses collaborateurs, de ses mentors, etc.) grâce à l’échange et au partage d’expérience. Par l’interaction sociale, l’apprenant est acteur de ses apprentissages et de ceux des membres du groupe. Cette méthode diffère des méthodes traditionnelles où le formateur est actif et l’apprenant beaucoup plus passif.

Les principes fondateurs du social learning

Le social learning a notamment été théorisé par le psychologue canadien Albert Bandura dans les années 1970. Selon lui, ce mode d’acquisition du savoir est caractérisé par trois procédures : 

  • l’apprentissage qui résulte de l’imitation par observation
  • l’apprentissage stimulé par la présence d’un ou de plusieurs observateurs
  • l’apprentissage par raisonnement à partir de situations similaires

🔎 Dans ses travaux de recherche, Albert Bandura démontre que l’apprentissage social est un apprentissage actif qui mobilise à la fois l’attention, la rétention (mémorisation), la reproduction et la motivation. Il souligne aussi le fait que l’information est mieux intégrée lorsqu’elle émane d’une personne de son entourage.

Le cône d’apprentissage d’Edgar Dale, professeur et chercheur en éducation, valide la théorie d’Albert Bandura et illustre très bien la différence entre apprentissage passif et apprentissage actif. 

Voici, après 15 jours, ce que nous retenons généralement :

  • 10 % de ce que nous avons lu
  • 20 % de ce que nous avons entendu
  • 30 % de ce que nous avons vu
  • 50 % de ce que nous avons vu et entendu
  • 70 % de ce que nous avons dit
  • 90 % de ce que nous avons dit et fait

C’est parce que le social learning est un mode d’apprentissage où l’apprenant est actif, tour à tour élève et formateur, qu’il se révèle plus efficace que les autres. Le processus collaboratif induit par le social learning favorise l’apprentissage, car il permet à chacun de trouver un juste équilibre entre autonomie et apport extérieur. En tirant profit des différentes interactions, l’apprenant réalise ses tâches de manière autonome.

L’impact du digital sur le social learning

Le digital est venu décupler le potentiel du social learning, pour autant, ce n’est pas un élément indispensable à sa pratique. Il existe aujourd’hui d’innombrables formations en ligne, mais elles ont un point faible : l’apprenant est souvent seul devant son écran. Or, les nouvelles technologies et les plateformes sociales permettent désormais de coupler e-learning et social learning pour rendre l’apprentissage beaucoup plus efficace. La pandémie de Covid-19 a eu un impact fort sur nos vies, transformant au passage nos façons de travailler et d’apprendre. Les réseaux sociaux, les nouveaux outils de collaboration, de partage et de communication participent à ces changements et ont aujourd’hui aussi un rôle à jouer dans le social learning.

Les avantages du social learning pour le consultant et son activité

Des formations plus efficaces

Pour le consultant indépendant, comme pour tous les apprenants, le social learning est une méthode dont l’efficacité a été démontrée : faire partie d’un groupe renforce l’implication et la motivation. Le fait d’apprendre avec les autres et par les autres favorise l’apprentissage, car la synergie entre les apprenants facilite la mémorisation et ancre davantage les nouveaux acquis. Par ailleurs, les échanges entre les membres du groupe permettent de proposer plusieurs points de vue, de mettre sur la table différentes solutions et de choisir celle qui répond le mieux au problème. 

Une montée en compétences

Ce n’est pas parce qu’il est son propre patron qu’un indépendant ne peut pas apprendre des autres. Le social learning est une façon particulièrement intéressante de transmettre ses connaissances, tout en développant ses propres compétences, et ce, même lorsque l’on ne fait pas partie d’une entreprise. Le fait de côtoyer des profils variés, venus d’organismes différents et aux parcours hétérogènes est très enrichissant et ouvre l’horizon.

Une façon de rompre l’isolement et de développer son réseau

Le social learning est évidemment une façon de monter en compétences, mais aussi une belle occasion de créer des liens avec ses pairs, de se faire connaître et de montrer son expertise. L’entraide et le soutien ont aussi toute leur place dans cette méthode d’apprentissage. 

Un impact positif sur la productivité et la performance

L’interaction suscitée par le social learning est particulièrement stimulante et motivante. Non seulement, on apprend, mais on partage son expérience et on transmet ses connaissances. Le consultant apprenant devient aussi contributeur : son expertise est donc mise en avant et valorisée. En se rendant utile, ses actions prennent encore plus de sens. Résultat : il se sent pousser des ailes !

Le social learning est-il adapté au freelance ?

L’apprentissage social est tout à fait adapté à la situation du consultant indépendant. Si l’image du freelance, seul face à son écran, est encore tenace, elle s’éloigne heureusement de la réalité. Les occasions d’échanger avec des pairs, des collaborateurs ou encore des clients sont nombreuses.

De plus en plus d’espaces en ligne sont créés pour permettre aux indépendants de se retrouver, d’échanger, mais aussi d’apprendre les uns des autres : communautés virtuelles, groupes Facebook et LinkedIn, collectifs d’indépendants, etc.

Les espaces de coworking et autres tiers-lieu se multiplient aussi. Ils sont ouverts autant aux salariés qu’aux freelances et permettent à chacun d’éviter de se retrouver seul dans son coin.

📣 Cadres en Mission organise des Ateliers Business en ligne par et pour ses consultants. En 2020, 560 ateliers ont été proposés en visio et déjà 118 sur le premier trimestre 2021 ! De quoi se familiariser avec des sujets emblématiques de votre activité indépendante : la démarche commerciale, Linkedin, les RDV des ERP, la détection de ses talents, le pitch, la digitalisation de son offre…

Le social learning est donc une forme d’apprentissage que le freelance peut tout à fait expérimenter, même s’il n’appartient pas à une entreprise ou qu’il choisit l’indépendance via une société de portage. 

Opter pour le portage salarial, c’est décider d’intégrer un réseau d’experts, de participer à des événements, d’aller à la rencontre de prospects et collaborateurs, mais c’est aussi saisir l’opportunité de se former et d’apprendre continuellement. Cadres en mission propose à tous ses adhérents plusieurs programmes de formation, car nous pensons qu’il y a toujours matière à progresser !

Article rédigé le 20 Avr 2021

Les commentaires sont fermés.