Par Johan Sellitto - Bien gérer mon activité

Se recentrer sur son cœur de métier, entamer une reconversion professionnelle, s’implanter dans une nouvelle région, se séparer d’un client important… La vie professionnelle est constellée de choix qui ne sont pas toujours des plus faciles à prendre. Heureusement, il existe des astuces qui peuvent vous aider à passer à l’action. En voici quelques-unes !

 Mettre un instant le mental sur pause

Le mental est un formidable outil qui permet à l’être humain de résoudre des problèmes, parfois d’une complexité inouïe. Pourtant, cet instrument, aussi génial soit-il, peut aussi paradoxalement devenir le principal frein à la prise de décision. À force de trop analyser, de rationaliser, d’imaginer de multiples scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres, le mental peut être amené à se placer lui-même en situation de blocage.

Dans un tel contexte, tenter de lâcher-prise, par exemple en pratiquant la méditation de pleine conscience, afin de vous extraire pendant quelques minutes de l’emprise du mental, peut vous être très utile.

Vous doutez de l’intérêt de la méthode ? Sachez que de nombreux artistes et savants de renom, comme Albert Einstein ou Peter Higgs, ont témoigné avoir eu leurs idées les plus brillantes ou les plus inspirées durant ces moments où ils avaient mis en pause leurs méninges et leurs ruminations intérieures.

 Renouer avec ses motivations

Votre carrière professionnelle peut vous amener à vous faire oublier vos motivations les plus profondes : « Pourquoi suis-je devenu formateur ou consultant ?« , « Qu’est-ce qui compte le plus pour moi ?« , « Qu’est-ce qui m’apporte vraiment de la satisfaction dans la vie ?« , Quels étaient les objectifs que je m’étais fixés lorsque j’ai débuté ma carrière ?« 

Un choix professionnel important est toujours une bonne opportunité de renouer avec ces motivations. À l’inverse, les ignorer reviendrait finalement à vous aventurer sciemment sur un chemin qui vous éloigne de votre objectif initial.

 Se tourner vers les autres

Il est toujours plus difficile de faire preuve d’objectivité face à un choix qui engage notre propre avenir professionnel. Si vous ne parvenez pas à prendre le recul nécessaire, pourquoi ne pas demander à vos proches ou vos collaborateurs de confiance de vous donner leur opinion sur la question ?

À défaut de vous conforter clairement dans votre choix, solliciter les lumières d’autrui peut au moins vous aider à envisager la situation sous un angle inédit, ce qui n’est jamais inutile quand on a l’esprit focalisé sur un seul aspect du problème.

 Imaginer le pire et le meilleur

Votre mental vous pousse à imaginer les pires scénarii ? Très bien, entrez dans son jeu, mais attention, pas n’importe comment ! Pour chaque option qui se présente à vous, évaluez le plus objectivement possible ce qui pourrait arriver de pire si vous faisiez ce choix, et quelle est la probabilité que cela arrive, dans les jours, les mois et les années qui viennent. Vous vous rendrez certainement compte que ces « scénarii du pire » ont finalement assez peu de chance d’arriver.

D’un autre côté, imaginez ce qui pourrait arriver de mieux si vous faisiez ces mêmes choix. Enfin, comparez la probabilité que cela aboutisse sur quelque chose de positif est plus forte avec la probabilité que cela ne se déroule pas comme prévu.

 Faire confiance à son corps

Aussi surprenant que cela puisse paraître, votre ressenti physique peut vous aiguiller dans vos choix. Concrètement, si vous ressentez une perte d’énergie, un mal-être ou une émotion négative naissant en vous à l’idée de faire un choix plutôt qu’un autre, c’est peut-être parce que votre corps essaie de vous envoyer un signal.

À l’inverse, si la sensation que vous ressentez s’apparente à de la joie ou à un gain d’énergie, cela veut sans doute dire que vous êtes sur la bonne voie.

Par conséquent, lorsque vous vous retrouvez confronté à un choix professionnel majeur, faites le vide en vous quelques minutes afin d’observer vos différents ressentis.

 Ne pas se fier à l’ego

Même si sa nature est sujette à diverses interprétations, l’ego correspond globalement à cette représentation qu’une personne se fait d’elle-même ; une identité renforcée par ses expériences, ses désirs et ses croyances.

Aussi utile soit-il, l’ego peut devenir un bien mauvais conseiller lorsqu’il vous amène à faire un choix sous le coup de l’émotion. Très sensible aux critiques, aux jugements et aux émotions négatives, l’ego aura en effet tendance à vous guider dans des directions qui concourent en priorité à assurer sa survie et à accroître son contrôle sur le mental.

Là encore, cultiver le détachement par le biais de la méditation, des promenades dans la nature ou des exercices de respiration vous sera de la plus grande aide.

 Réaliser un jeûne pour y voir plus clair

Certains adeptes du jeûne témoignent de son efficacité dans de nombreux domaines, dont celui de la prise de décision. En privant volontairement le corps de nourriture et/ou d’eau, mais aussi de toute sollicitation visant à « nourrir l’esprit » (internet, télévision, lecture…) pendant une certaine période, l’esprit atteint un état de grande lucidité. Très utile lorsqu’il s’agit de faire un choix professionnel important !

Mise en garde : pratiqué depuis des millénaires, le jeûne est un outil de détoxination puissant qui peut potentiellement déclencher un certain nombre d’effets indésirables (nausée, hallucination, grande fatigue, maux de tête…). Il est donc vivement conseillé de se faire accompagner par un médecin, surtout si vous n’avez jamais pratiqué un tel exercice par le passé.

Il convient également de préciser qu’il existe plusieurs formes de jeûne, dont le jeûne intermittent, généralement plus facile à mettre en place lorsque l’on mène une activité professionnelle chargée.

 Accepter de se tromper

La peur de se tromper est un frein redoutable qui peut vous amener à fuir vos responsabilités. Si vous avez pris une décision en toute connaissance de cause, en ayant pris soin de bien peser les avantages et les inconvénients, et de mesurer les risques, et que celle-ci aboutit sur un échec, pourquoi culpabiliser ou regretter ? Après tout, ne dit-on pas que les échecs sont des moteurs de progrès ?

Par ailleurs, gardez à l’esprit que la plupart des situations sont tout à fait réversibles et que faire un « mauvais choix » initial peut finalement vous amener à un résultat encore plus intéressant qu’espéré.

Dans tous les cas, retenez qu’il vaut mieux agir et risquer de se tromper que de se réfugier dans le confort improductif de l’inaction.

Article rédigé le 12 Sep 2018

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