Comment faire un choix professionnel ?

Se recentrer sur son cœur de métier, entamer une reconversion professionnelle, s’implanter dans une nouvelle région, se séparer d’un client important… La vie professionnelle est constellée de choix qui ne sont pas toujours des plus faciles à prendre. Heureusement, il existe des astuces qui peuvent vous aider à passer à l’action. En voici quelques-unes !
Pourquoi le choix professionnel est parfois difficile ?
Faire un choix professionnel représente souvent un défi majeur dans nos parcours. Cette difficulté s’explique par plusieurs facteurs psychologiques et pratiques qui peuvent nous paralyser face aux décisions importantes.
→ La peur de l’échec
Elle constitue l’un des principaux freins. Nous redoutons de prendre une mauvaise décision qui pourrait compromettre notre salaire ou notre épanouissement personnel. Cette anxiété est d’autant plus forte que les enjeux du travail impactent directement notre qualité de vie et celle de nos proches.
→ Le paradoxe du choix
L’abondance des possibilités peut créer un paradoxe du choix. Nouvelles orientations professionnelles, reconversions vers de nouveaux métiers, créations d’entreprise, freelancing, portage salarial, évolutions internes… Face à de multiples options, nous pouvons nous sentir dépassés et incapables de hiérarchiser nos priorités. Cette surcharge informationnelle peut générer du stress et nous mettre dans une situation de procrastination.
→ La méconnaissance de soi
Le manque de clarté sur nos propres aspirations complique la prise de décision.
Beaucoup de professionnels peinent à identifier leurs véritables motivations, leurs valeurs profondes ou leurs compétences transférables, ce qui rend difficile l’évaluation objective des opportunités qui s’offrent à eux.
Faire un bilan de compétences : utile ou pas ?
Le bilan de compétences constitue un outil précieux pour éclairer vos choix professionnels, mais son utilité dépend de votre situation et de vos objectifs de carrière.
Cet accompagnement présente plusieurs avantages concrets : il permet d’identifier vos compétences acquises, souvent sous-estimées, et de révéler des aptitudes transférables vers d’autres professions, secteurs ou environnement professionnel. Le processus vous aide également à clarifier vos motivations profondes et à définir un projet professionnel cohérent avec vos valeurs, votre personnalité et vos contraintes personnelles.
Le bilan s’avère particulièrement pertinent dans certaines situations :
- Reconversion professionnelle vers un nouveau métier ou secteur d’activité
- Retour à l’emploi après une longue période d’inactivité
- Questionnements sur l’évolution de carrière et les perspectives d’avancement vers un nouveau poste
- Préparation d’une création d’entreprise ou d’un passage à l’indépendance
Cependant, ce n’est pas une solution miracle. Son efficacité dépend de votre implication personnelle et de la qualité de l’accompagnement proposé. Avant de vous engager, interrogez-vous sur vos attentes réelles. Un bilan réussi nécessite du temps, de l’introspection et une ouverture au changement. C’est un apprentissage sur soi-même.
Quelle méthode pour bien choisir son avenir professionnel ?
Prendre une décision professionnelle éclairée nécessite une approche méthodique qui combine introspection, analyse rationnelle et écoute de son intuition. Voici une méthode qui s’appuie sur plusieurs principes complémentaires : la nécessité de prendre du recul par rapport aux sollicitations quotidiennes, l’importance de reconnecter avec ses motivations profondes et la valeur des regards extérieurs pour enrichir sa réflexion. Chaque étape contribue à construire une vision plus claire de votre situation et des opportunités d’emploi qui s’offrent à vous.
Mettre un instant le mental sur pause
Le mental est un formidable outil qui permet à l’être humain de résoudre des problèmes, parfois d’une complexité inouïe. Pourtant, cet instrument, aussi génial soit-il, peut aussi paradoxalement devenir le principal frein à la prise de décision. À force de trop analyser, de rationaliser, d’imaginer de multiples scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres, le mental peut être amené à se placer lui-même en situation de blocage.
Dans un tel contexte, tenter de lâcher-prise, par exemple en pratiquant la méditation ou la marche en pleine conscience, afin de vous extraire pendant quelques minutes de l’emprise du mental, peut vous être très utile pour mieux apprendre à vous connaître.
Vous doutez de l’intérêt de la méthode ? Sachez que de nombreux artistes et savants de renom, comme Albert Einstein ou Peter Higgs, ont témoigné avoir eu leurs idées les plus brillantes ou les plus inspirées durant ces moments où ils avaient mis en pause leurs méninges et leurs ruminations intérieures.
Renouer avec ses motivations
Votre carrière professionnelle peut vous amener à vous faire oublier vos motivations les plus profondes : « Pourquoi suis-je devenu formateur ou consultant ?« , « Qu’est-ce qui compte le plus pour moi ?« , « Qu’est-ce qui m’apporte vraiment de la satisfaction dans la vie ?« , Quels étaient les objectifs que je m’étais fixés lorsque j’ai débuté ma carrière ? »
Un choix professionnel important est toujours une bonne opportunité de renouer avec ces motivations. À l’inverse, les ignorer reviendrait finalement à vous aventurer sciemment sur un chemin qui vous éloigne de votre objectif initial.
Se tourner vers les autres
Il est toujours plus difficile de faire preuve d’objectivité face à un choix qui engage notre propre avenir professionnel. Si vous ne parvenez pas à prendre le recul nécessaire, pourquoi ne pas demander à vos proches ou vos collaborateurs de confiance de vous donner quelques conseils ou leur opinion sur la question ? Des conseillers d’orientation, des coachs certifiés, mais aussi des professionnels de votre secteur ou même d’anciens collègues peuvent apporter un éclairage précieux.
À défaut de vous conforter clairement dans votre choix, solliciter les lumières d’autrui peut au moins vous aider à envisager la situation sous un angle inédit, ce qui n’est jamais inutile quand on a l’esprit focalisé sur un seul aspect du problème.
Imaginer le pire et le meilleur
Votre mental vous pousse à imaginer les pires scénarii ? Très bien, entrez dans son jeu, mais attention, pas n’importe comment ! Pour chaque option qui se présente à vous, évaluez le plus objectivement possible ce qui pourrait arriver de pire si vous faisiez ce choix, et quelle est la probabilité que cela arrive, dans les jours, les mois et les années qui viennent. Vous vous rendrez certainement compte que ces « scénarii du pire » ont finalement assez peu de chance d’arriver.
D’un autre côté, imaginez ce qui pourrait arriver de mieux si vous faisiez ces mêmes choix. Enfin, comparez la probabilité que cela aboutisse sur quelque chose de positif est plus forte avec la probabilité que cela ne se déroule pas comme prévu.
Faire confiance à son corps
Aussi surprenant que cela puisse paraître, votre ressenti physique peut vous aiguiller dans vos choix. Concrètement, si vous ressentez une perte d’énergie, un mal-être ou une émotion négative naître en vous à l’idée de faire un choix plutôt qu’un autre, c’est peut-être parce que votre corps essaie de vous envoyer un signal.
À l’inverse, si la sensation que vous ressentez s’apparente à de la joie ou à un gain d’énergie, cela veut sans doute dire que vous êtes sur la bonne voie.
Par conséquent, lorsque vous vous retrouvez confronté à un choix professionnel majeur, faites le vide en vous quelques minutes afin d’observer vos différents ressentis.
Ne pas se fier à l’ego
Même si sa nature est sujette à diverses interprétations, l’ego correspond globalement à cette représentation qu’une personne se fait d’elle-même ; une identité renforcée par ses expériences, ses désirs et ses croyances.
Aussi utile soit-il, l’ego peut devenir un bien mauvais conseiller lorsqu’il vous amène à faire un choix sous le coup de l’émotion. Très sensible aux critiques, aux jugements et aux émotions négatives, l’ego aura en effet tendance à vous guider dans des directions qui concourent en priorité à assurer sa survie et à accroître son contrôle sur le mental.
Là encore, cultiver le détachement par le biais de la méditation, des promenades dans la nature ou des exercices de respiration vous sera de la plus grande aide pour apprendre à distinguer vos véritables aspirations.
Réaliser un jeûne pour y voir plus clair
Certains adeptes du jeûne témoignent de son efficacité dans de nombreux domaines, dont celui de la prise de décision. En privant volontairement le corps de nourriture et/ou d’eau, mais aussi de toute sollicitation visant à « nourrir l’esprit » (internet, télévision, lecture…) pendant une certaine période, l’esprit atteint un état de grande lucidité. Très utile lorsqu’il s’agit de faire un choix professionnel important !
Mise en garde : pratiqué depuis des millénaires, le jeûne est un outil de détoxification puissant qui peut potentiellement déclencher un certain nombre d’effets indésirables (nausée, hallucination, grande fatigue, maux de tête…). Il est donc vivement conseillé de se faire accompagner par un médecin, surtout si vous n’avez jamais pratiqué un tel exercice par le passé.
Il convient également de préciser qu’il existe plusieurs formes de jeûne, dont le jeûne intermittent, généralement plus facile à mettre en place lorsque l’on mène une activité professionnelle chargée, que l’on a de très jeunes enfants ou que l’on suit des études exigeantes ou des formations.
Accepter de se tromper
La peur de se tromper est un frein redoutable qui peut vous amener à fuir vos responsabilités. Si vous avez pris une décision en toute connaissance de cause, en ayant pris soin de bien peser les avantages et les inconvénients, et de mesurer les risques, et que celle-ci aboutit sur un échec, pourquoi culpabiliser ou regretter ? Après tout, ne dit-on pas que les échecs sont des moteurs de progrès ?
Par ailleurs, gardez à l’esprit que la plupart des situations sont tout à fait réversibles et que faire un « mauvais choix » initial peut finalement vous amener à un résultat encore plus intéressant qu’espéré.
Dans tous les cas, retenez qu’il vaut mieux agir et risquer de se tromper que de se réfugier dans le confort improductif de l’inaction.