Par Arthur Avranches - Bien gérer mon activité

Vous avez choisi le portage salarial pour mener votre activité en toute autonomie ? En tant que salarié porté, avez-vous déjà pensé à tirer parti de vos compétences commerciales et de votre réseau professionnel pour compléter vos revenus grâce au principe d’apport d’affaires ? Rappelez-vous, il y a quelques temps, nous vous expliquions comment bien gagner sa vie en portage salarial. Parmi les optimisations possibles, nous avions abordé l’apport d’affaires. Aujourd’hui, nous revenons pour vous sur ce point plus en détail ! 

En quoi consiste l’activité d’apporteur d’affaires ?

L’apporteur d’affaires a un rôle d’intermédiaire entre un client en recherche de compétences et un prestataire en quête de mission. Il touche généralement une commission correspondant à un pourcentage du montant du contrat signé entre les deux parties.

Certains professionnels, qui jouissent d’un réseau très étendu et de très bonnes relations avec les acteurs les plus importants de leur domaine d’activité, parviennent à se rémunérer exclusivement grâce à leurs apports.

Signalons que l’apporteur d’affaires n’a aucune responsabilité légale vis-à-vis des entités mises en relation par son entremise, à moins que le contrat ne précise le contraire. Ainsi, si une négociation échoue ou que le client se révèle insolvable, il ne peut en être tenu responsable ! Par contre, il ne pourra pas bénéficier du versement de sa commission puisque celle-ci est directement liée à la conclusion du contrat commercial.

Pourquoi devenir apporteur d’affaires en portage salarial ?

Si de nombreux apporteurs d’affaires sont des travailleurs indépendants spécialisés dans cette activité, le principe de mise en relation commerciale existe également dans le domaine du portage salarial.

Ainsi, le salarié porté, qui apporte et permet à un autre consultant ou un formateur de bénéficier d’une mission, touche des indemnités d’apport d’affaires, c’est-à-dire une commission. Leur montant est égal « à 5 % de la rémunération due au salarié porté et de l’indemnité. » (Ordonnance n° 2015-380 du 2 avril 2015 relative au portage salarial). Indiquées sur le bulletin de paie, les indemnités sont également accessibles depuis le compte d’activité du consultant.

En plus de permettre au salarié porté de toucher un complément de revenu souvent très intéressant, le principe d’apport d’affaires est également bien adapté aux périodes d’intermission durant lesquelles le consultant se trouve généralement en phase active de prospection commerciale.

 

reussite dune prospection

 

 Portage salarial : comment fonctionne l’apport d’affaires ?

En tant que travailleur autonome, le consultant en portage est amené à rencontrer de nombreux interlocuteurs au cours de ses missions, ses rendez-vous commerciaux et durant les événements professionnels auxquels il participe régulièrement. Dans ces circonstances, il n’est pas rare qu’un besoin émerge au détour d’une conversation. Si le besoin en question correspond à l’expertise du consultant, celui-ci peut évidemment sauter sur l’occasion pour tenter de signer un nouveau contrat.

Mais que faire lorsque cette opportunité de mission ne correspond pas à ses compétences ou à ses envies ? Au lieu de laisser son interlocuteur s’en remettre aux lumières d’un autre prestataire (et en ressortir peut-être déçu), il peut au contraire signaler l’existence d’un besoin spécifique à sa société de portage, qui pourra ainsi l’intégrer à son panel d’offres, ou en faire directement profiter son réseau, par définition constitué de profils différents et donc potentiellement intéressés.

Dans un cas comme dans l’autre, le consultant qui joue l’apporteur d’affaires touche une rémunération qui vient compléter les revenus tirés de ses propres interventions. Au passage, il rend également service à un membre de son réseau qui n’hésitera sans doute pas à lui retourner la faveur, le moment voulu !

Article rédigé le 26 sept 2017

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