Particulièrement plébiscités, les formateurs en langues doivent s’adapter à une demande autant variée qu’exigeante. Un nombre grandissant d’entreprises font le choix de former leurs collaborateurs dans les langues les plus porteuses : anglais, allemand, espagnol, arabe, chinois, russe ou encore portugais. Vers quel statut se tourner pour devenir formateur en langues et s’engager en toute sérénité ? Et si le portage salarial pouvait répondre aux attentes du formateur indépendant ?

Le profil du formateur en langues

À défaut d’être natif, le formateur en langues est nécessairement doté d’une grande aisance dans la langue enseignée et a souvent vécu plusieurs années à l’étranger, afin de se forger une connaissance approfondie de la culture locale.

Qu’il ait acquis ses compétences pédagogiques dans le cadre d’une formation en sciences du langage ou en suivant un cursus plus atypique, le formateur en langue maîtrise non seulement une langue, mais aussi une méthodologie lui permettant de transmettre efficacement son savoir à une grande variété d’apprenants.

Face à des entreprises en quête de performance, le formateur en langues doit faire preuve de réactivité et être capable d’adapter ses outils pédagogiques aux besoins rencontrés par ses clients. Il peut par exemple s’agir de donner un bagage solide à quelques collaborateurs dans le cadre d’un développement à l’international, ou d’améliorer les compétences de toute une équipe pour la rendre plus efficace dans ses pratiques.

Le formateur en langues doit être motivé par le goût du challenge et ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort, puisqu’il peut lui arriver de passer d’une formation individuelle dans les locaux d’une entreprise à une formation inter-entreprise en groupe dans un centre de formation, parfois dans la même journée.

Il doit également se montrer créatif afin de faire évoluer sa méthodologie et renouveler ses supports pour les adapter aux spécificités de son public et à ses objectifs.

Enfin, la montée en puissance des formations à distance, avec le développement grandissant du e-learning, oblige désormais les formateurs à se doter de compétences numériques.

devenir independant

Pourquoi devenir formateur en langues indépendant ?

Comme tous les professionnels du secteur de la formation, les formateurs en langues peuvent éprouver certaines difficultés à trouver un poste en CDI ou en CDD. Même si la demande est bien présente, la concurrence est rude et beaucoup de centres de formation préfèrent aujourd’hui travailler avec des indépendants pour des questions de flexibilité. Cette situation pousse de plus en plus de formateurs à s’orienter naturellement vers les statuts indépendants, afin de ne pas passer à côté des opportunités de leur secteur.

Un passage vers plus d’autonomie qui possède aussi ses avantages : être formateur en langues indépendant, c’est avoir la possibilité de travailler avec les organismes de formation et les entreprises de son choix. C’est aussi pouvoir s’organiser librement au quotidien et négocier ses honoraires sans intermédiaires.

De plus, pour un formateur attiré par le challenge, avoir l’opportunité de choisir ses missions est une vraie source de motivation et de satisfaction.

Quel statut pour le formateur en langues indépendant ?

Pour devenir formateur en langues indépendant, il est nécessaire de choisir un statut juridique. Si c’est votre projet, plusieurs choix s’offrent à vous :

  • Créer une entreprise individuelle, en optant pour sa forme classique (EI), sa variante à responsabilité limitée (EIRL) ou sa version allégée (régime micro-entrepreneur).
  • Monter une société unipersonnelle en optant, au choix, pour la SASU ou l’EURL.
  • Opter pour la solution plus atypique du portage salarial afin de conserver les avantages du salariat tout en gagnant en autonomie.

Les entreprises individuelles

Dirigée par une unique personne avec laquelle elle est confondue sur le plan juridique, l’entreprise individuelle n’a pas de capital social. Sa création est simple et ne nécessite pas de recourir aux services d’un expert.

L’option EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) vous permet d’affecter une partie de vos biens à votre activité afin de séparer votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel. L’objectif : mettre votre patrimoine personnel à l’abri des créanciers en cas de dette liée à votre activité.

Le régime micro-entrepreneur, longtemps appelé « régime auto-entrepreneur », rend la création d’entreprise encore plus accessible. Les démarches sont encore plus simplifiées et le professionnel verse des cotisations seulement s’il génère un chiffre d’affaires non nul. En revanche, son chiffre d’affaires annuel est plafonné. En somme, il s’agit d’une bonne rampe de lancement dans le monde de l’entrepreneuriat.

Les sociétés unipersonnelles

L’EURL et la SASU sont respectivement des variantes unipersonnelles de la SARL et de la SAS. Elles en reprennent les grands principes en les adaptant aux spécificités de l’entrepreneuriat en solitaire.

Ces statuts se distinguent principalement sur deux points : le degré de liberté accordé au dirigeant et son régime social. Plus souple que l’EURL, la SASU peut aisément ouvrir son capital aux investisseurs. Toutefois, la rédaction des statuts, qui offre une grande liberté, est une étape cruciale et complexe qui nécessite le recours à un expert-comptable ou un avocat.

Pour ce qui est du régime social, le dirigeant de l’EURL est rattaché au régime des travailleurs non-salariés et bénéficie d’une couverture moins intéressante que le dirigeant de la SASU, qui est quant à lui considéré comme un travailleur assimilé salarié. En contrepartie, ce dernier doit régler des cotisations sociales plus élevées.

Enfin, si vous envisagez de vous associer à l’avenir, sachez que ces deux formes juridiques vous permettent de passer facilement à une forme de société classique.

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Devenir formateur en langues en portage salarial

Apparu dans les années 1980, le portage salarial est une forme d’emploi permettant à un professionnel expérimenté de gagner en indépendance tout en conservant ce qui constitue le principal intérêt du statut de salarié : la sécurité !

Concrètement, avec le portage salarial, vous bénéficiez d’un CDD ou d’un CDI en fonction de votre profil. Ce statut vous permet de profiter d’une couverture sociale complète, avec une mutuelle d’entreprise, une assurance RCP et même une assurance chômage en cas d’inactivité.

Bien que salarié, vous êtes aux commandes de votre activité. Aucune mission ni horaires ne vous sont imposés ; libre à vous de composer en fonction de vos envies et des opportunités qui se présentent à vous. Chaque mission est par ailleurs encadrée par un contrat de prestation de services dont les termes sont relus et validés par votre société de portage, afin d’éviter tout éventuel abus.

Par ailleurs, en tant que formateur en langues, vous êtes amené à vous déplacer souvent, parfois sur de grandes distances. Libre à vous de négocier la prise en charge des coûts engendrés par ces déplacements avec votre client avant le début de votre mission !

Le portage salarial avec Cadres en Mission

Spécialisée dans le secteur du portage salarial, Cadres en Mission travaille en étroite collaboration avec des milliers d’experts depuis 1999, dont des centaines de formateurs en langues. Pourquoi rejoindre notre réseau ?

Faire héberger son activité de formateur chez nous, c’est :

  • Bénéficier d’un numéro d’enregistrement au titre de la formation professionnelle continue
  • Intégrer un groupe certifié ISQ-OPQF et référencé sur la plateforme Datadock
  • Avoir la possibilité de suivre un parcours de formation afin de développer vos compétences commerciales et marketing, et ainsi trouver les arguments pour répondre à des missions plus intéressantes, dont des appels d’offres
  • Pouvoir facturer en franchise de TVA, si besoin
  • Bénéficier d’une assistance juridique, de la prise en charge de vos obligations administratives et comptables
  • Accéder à des offres de missions et un réseau d’organisme de formation en exclusivité

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FAQ – Formateur en langues & portage salarial

#1 Le numéro d’agrément formation est-il obligatoire pour exercer en portage salarial ?

Pour pouvoir proposer des formations aux entreprises et facturer ses prestations, un formateur en langues doit obligatoirement disposer d’un numéro d’agrément de formation… sauf s’il travaille avec un organisme qui dispose déjà de cet agrément, à l’image de Cadres en Mission.

 En savoir plus : Cadres en Mission est certifiée Datadock

#2 Est-il possible de mener plusieurs missions en parallèle ?

Il n’est pas rare que le formateur en langues soit amené à travailler avec plusieurs entreprises ou centres de formation en parallèle. En tant que travailleur indépendant, vous êtes libre d’organiser votre temps comme vous le souhaitez afin de réaliser plusieurs missions en parallèle.

#3 Qui conserve la propriété du portefeuille clients ?

En portage salarial, c’est le formateur qui possède la propriété du portefeuille clients qu’il est parvenu à se constituer au fil de ses missions. Par conséquent, si vous souhaitez en profiter pour créer votre propre société après quelques années de portage salarial, vous êtes tout à fait libre de le faire.

#4 Que se passe-t-il si un client ne veut pas prendre en charge les frais de déplacement ?

Chez Cadres en Mission, nous proposons de rembourser les dépenses professionnelles non couvertes par le client, à hauteur de 30 % du chiffre d’affaires. Ces frais incluent les déplacements professionnels, dont le calcul est basé sur le barème kilométrique en vigueur.

#5 Est-il envisageable de mener une activité de salarié en complément ?

La loi autorise un formateur à cumuler une activité salariale avec une autre activité, qu’il s’agisse d’une activité indépendante ou du portage salarial. Il est toutefois nécessaire de vérifier qu’aucune clause (obligation de loyauté envers l’employeur, clause d’exclusivité) ne s’oppose à cette possibilité.

Si plusieurs activités salariées sont menées en parallèle, il convient également de respecter la durée maximale du temps de travail.

#6 Quels sont les revenus d’un formateur en langues en portage salarial ?

Comme tous les professionnels qui choisissent le portage salarial pour exercer leur activité, le formateur en langues doit parvenir à générer une rémunération minimale pour profiter de cette forme d’emploi. Celle-ci correspond à 70 %, 75 % ou 85 % du plafond de la Sécurité sociale, en fonction du profil du formateur.

Chez Cadres en Mission, nous conseillons à nos formateurs et consultants de fixer leur taux journalier à un minimum de 300 €, sachant que la rémunération nette touchée en fin de mois correspond à environ la moitié du montant de la facturation HT, une fois les frais de gestion et les cotisations sociales prélevés.


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