Par Johan Sellitto - Devenir consultant indépendant

Sujet délicat s’il en est, la rémunération est pourtant un élément de motivation central pour tout consultant en devenir, que son domaine de prédilection soit la finance ou non. Il est en effet tout à fait logique de vouloir se projeter sur une fourchette de salaire pour savoir si cela vaut le coût d’embrasser une carrière de consulting ou ne pas se sous-évaluer au moment de négocier ses contrats. Dans cet article, nous livrons de précieux éléments de réponse pour le consultant financier et vous proposons de découvrir ce que le portage salarial peut vous apporter en matière de revenus.

La rémunération du consultant financier

Il est assez difficile de mettre la main sur des données précises ayant trait à la rémunération des consultants financiers. La plupart des professionnels se montrent en effet plutôt discrets quant à cette dimension de leur activité, notamment en France où le sujet reste relativement tabou.

S’il est compliqué de livrer des chiffres exacts, il est toutefois possible de fournir une fourchette de salaire en se basant sur les informations dévoilées par les entreprises et certains professionnels exerçant dans le secteur de la finance.

On peut donc avancer que la rémunération moyenne des profils juniors se situe entre 32 k€ et 35 k€. Un conseiller sénior peut quant à lui toucher entre 6 000 € et 8 000 € par mois, soit 50 k€ à 90 k€ sur l’année, en fonction de son niveau d’expérience.

Ces fourchettes de salaire, exprimées en brut, ne prennent pas en compte les éventuels 13e mois et primes, dispositifs assez courants dans ce milieu.

Précisons que le niveau de salaire perçu par le consultant financier est évidemment lié à de multiples facteurs : spécialité du consultant, secteur géographique, niveau d’étude, expérience dans le secteur, renommée du cabinet ou de l’entreprise, nature des tâches demandées, enjeux de la mission, conjoncture économique…

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Le prix de l’indépendance

Il est également possible de très bien gagner sa vie en tant qu’indépendant. Avec l’autonomie, la rémunération est d’ailleurs l’un des principaux arguments qui poussent les salariés à se diriger vers ce type de carrière, quitte parfois à se faire violence pour mettre un pied en dehors de leur zone de confort.

Le conseiller financier indépendant ne doit toutefois pas s’attendre à des miracles durant les premiers mois de son activité. Le temps de trouver des missions intéressantes, de faire grossir son réseau professionnel, de se faire un nom, de travailler ses compétences commerciales… il peut se dérouler une période plus ou moins longue avant que son investissement commence à véritablement porter ses fruits. Mais une fois la machine mise en route, le chiffre d’affaires du consultant financier indépendant peut rapidement croître pour atteindre des paliers difficiles à envisager en tant que salarié.

Un consultant indépendant avec quelques années d’expérience peut ainsi fixer son TJM (taux moyen journalier) au-dessus de la barre des 500 €. Certains consultants, parmi les plus expérimentés, n’hésitent pas à proposer leur expertise pour 800 € à 1 000 € par jour. Le tarif d’un profil de manager de transition ou d’un directeur administratif et financier (DAF) à temps partagé peut même parfois aller bien au-delà !

Quant aux consultants débutants, leur TJM se situe en moyenne autour des 300 €, ce qui s’explique principalement par une expérience évidemment plus limitée, qui restreint mécaniquement leur marge de négociation.

Vous l’aurez compris, la différence entre les revenus perçus par un consultant junior et un consultant sénior peut être très importante. Sur le marché des travailleurs indépendants, de telles variations sont cependant tout à fait normales.

Comme tout travailleur exerçant à son compte, le consultant financier indépendant, quel que soit son profil, doit s’assurer de viser une rémunération plus élevée que s’il était salarié. Rappelons en effet qu’il lui faut obligatoirement compenser un certain nombre de contraintes inhérentes à son statut, dont une absence de congés payés, une mutuelle aux cotisations plus élevées, la nécessité de souscrire un contrat d’assurance RC Pro et de cotiser auprès d’une caisse de retraite complémentaire…

Comment gagner plus avec le portage salarial ?

Le portage salarial est une solution innovante qui permet au consultant financier de proposer ses services aux entreprises de son choix tout en conservant les avantages du salariat. En plus de profiter d’une vraie protection sociale et d’un accompagnement personnalisé propices au développement de son activité, le consultant peut s’appuyer sur cette forme d’emploi singulière pour augmenter son niveau de rémunération. Voici les principaux leviers dont il peut user pour y parvenir.

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L’apport d’affaires

Tout d’abord, le consultant financier en portage salarial peut tirer parti du principe d’apport d’affaires. Autrement dit : s’il permet à l’un des membres de son réseau de trouver une mission, il perçoit alors en contrepartie un pourcentage des honoraires négociés par ce dernier. Dans certains cas, ce complément de revenu peut se révéler tellement intéressant sur le plan financier que certains consultants en arrivent à se détourner totalement des missions classiques pour devenir de véritables apporteurs d’affaires à temps plein !

 En savoir plus : Apport d’affaires en portage salarial

Les frais de gestion dégressifs

En portage salarial, la société qui héberge l’activité du consultant prélève un pourcentage de son chiffre d’affaires sous forme de frais de gestion, ce qui lui permet d’assurer son bon fonctionnement et de proposer un accompagnement de qualité. Dans la plupart des cas, cette commission est fixe. Chez Cadres en Mission, les frais de gestion sont dégressifs et prennent en compte le montant du chiffre d’affaires cumulé, ce qui permet au consultant financier de percevoir des salaires plus conséquents après quelques mois ou années d’exercice.

 En savoir plus : Frais de portage salarial

Le remboursement des frais professionnels

Autre levier de rémunération envisageable : le remboursement des frais professionnels. Au moment de négocier les modalités de sa mission avec son client, le conseiller financier peut en effet demander la prise en charge de ses frais de mission, sachant que ceux-ci ne sont pas soumis au prélèvement de frais de gestion. Le consultant peut également récupérer une partie de ses frais de fonctionnement (non facturables au client), dans la limite de 30% du montant de chiffre d’affaires. En matière de salaire net, cela peut faire une grande différence !

 En savoir plus : Frais professionnels en portage salarial

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Article rédigé le 21 Sep 2018

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