En tant que consultant formateur en management en quête d’émancipation, vous êtes à la recherche du statut juridique idéal pour devenir formateur indépendant et développer votre activité dans les meilleures conditions. Comme d’autres professionnels dans votre situation, vous aimeriez trouver un dispositif adapté à votre projet, sans toutefois faire l’impasse sur une bonne protection sociale. Et si la solution se trouvait du côté du portage salarial ?

La mission du formateur en management

Ancien manager ou cadre reconverti en formateur ou professionnel de la formation ayant pris soin d’étoffer son panel de compétences, le formateur en management a pour mission d’aider les managers, directeurs et futurs responsables à acquérir ou développer les compétences essentielles à l’exercice de leur métier :

  • incarner une position de leader qui inspire les autres ;
  • apprendre à prévenir et gérer les conflits ;
  • gérer le stress et la pression au quotidien ;
  • accompagner ses collaborateurs, les motiver et les responsabiliser ;
  • conduire le changement et insuffler la culture de la performance au sein de ses équipes ;
  • détecter les talents et les aider à se dévoiler ;
  • animer des réunions de travail efficaces ;
  • gérer une équipe dans un contexte multiculturel.

Il s’agit évidemment là d’un bref échantillon des notions et concepts que le formateur est amené à transmettre à ses apprenants durant ses formations en management.

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Les compétences du formateur en management

Pour mener à bien sa mission, le consultant formateur en management doit être doté d’un certain nombre de compétences. Outre des connaissances pointues ayant trait aux diverses pratiques managériales actuelles, il doit aussi être en mesure de mettre au point un contenu pédagogique de qualité, incluant des supports variés. C’est seulement de cette manière qu’il peut réellement parvenir à impliquer les apprenants et faciliter l’intégration des nombreuses notions abordées dans le cadre de ses interventions.

Étant donné la pluralité de contextes rencontrés par le formateur en management, celui-ci doit également être capable de s’adapter aux problématiques, aux spécificités et à la culture de l’entreprise au sein de laquelle il intervient, mais aussi prendre en considération les évolutions du monde professionnel. Par exemple, dans le contexte de mondialisation qui est le nôtre, de plus en plus de managers doivent apprendre à gérer des équipes constituées de personnes issues de cultures différentes.

Devenir formateur en management indépendant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le secteur de la formation professionnelle a le vent en poupe. Poussées par une récente réforme et l’introduction du compte personnel de formation (CPF), un nombre croissant d’entreprises ont recours aux services de formateurs en management pour booster les compétences de leurs collaborateurs ou préparer leurs futurs managers à assumer leurs nouvelles responsabilités.

Si cette situation profite aux centres de formation certifiés, elle n’est pas toujours à l’avantage des formateurs qui, en plus de faire face à une concurrence parfois assez importance, n’ont que trop rarement accès à un poste de salarié.

Résultat : ces professionnels de la formation sont de plus en plus nombreux à prendre la décision de devenir indépendants pour mettre à profit leur savoir-faire sans être bloqués ou freinés dans leurs démarches.

Les statuts pour formateurs indépendants

Quel statut choisir quand on veut devenir formateur en management indépendant ? Comme beaucoup d’autres professionnels de votre secteur, il s’agit certainement d’une question qui vous taraude actuellement, du moins depuis que vous avez décidé de vous émanciper.

Il n’existe malheureusement aucune réponse simple et définitive à cette question. Chaque forme juridique possède des avantages et des inconvénients auxquels vous serez sensibles ou non, en fonction de votre situation personnelle et de la nature de votre projet. Voici les différentes options qui s’offrent à vous.

Les entreprises individuelles

EI, EIRL ou micro-entreprise, les différentes variantes d’entreprises individuelles permettent à quiconque de mener une activité indépendante, en s’affranchissant d’un certain nombre d’obligations et lourdeurs inhérentes à la création d’entreprise.

Né il y a une dizaine d’années, le régime micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur est un statut apprécié pour sa grande accessibilité. Se caractérisant par des démarches simplifiées à l’extrême, il permet à n’importe qui de lancer son activité en très peu de temps. Si vous choisissez cette solution, sachez toutefois qu’il ne vous sera pas possible de générer un chiffre d’affaires annuel supérieur à 70 000 €. Par ailleurs, le patrimoine professionnel du micro-entrepreneur est confondu avec son patrimoine personnel, ce qui représente un vrai risque si vous contractez une dette dans le cadre de votre activité de formateur en management.

Notons toutefois que le statut EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) vous permet de régler cet épineux problème en vous donnant la possibilité de réaliser une déclaration d’affectation des biens dédiés à votre activité professionnelle.

Les sociétés unipersonnelles

Deux formes de sociétés permettent au formateur indépendant de créer et gérer une société sans avoir besoin de s’associer : la SASU, dérivée de la SAS ; et l’EURL, déclinaison de la SARL. Bien qu’il s’agisse de deux sociétés unipersonnelles, ces formes juridiques possèdent quelques caractéristiques qui leur sont propres.

Par exemple, avec la SASU, et contrairement à l’EURL, vous disposez d’une liberté totale quant à la rédaction des statuts de votre société unipersonnelle, ce qui peut néanmoins se retourner contre vous si vous ne faites pas appel à un avocat ou un expert-comptable pour vous aider dans cette tâche !

De plus, le gérant associé unique de l’EURL est un travailleur non salarié. Il bénéficie ainsi d’une protection sociale moins intéressante que le président associé unique de la SASU. Ce dernier doit toutefois verser des cotisations un peu plus importantes et ne bénéficie d’aucune protection sociale s’il ne se rémunère pas !

Le portage salarial comme solution idéale ?

À mi-chemin entre le salariat traditionnel et le statut de travailleur indépendant, le portage salarial permet au consultant formateur en management de développer son activité de manière totalement autonome sans avoir besoin de créer une entreprise.

Le formateur en management en portage salarial bénéficie d’un contrat de travail (CDD ou CDI) qui lui permet de profiter d’une couverture sociale complète, allant du remboursement de ses soins de santé au versement d’indemnités journalières, en passant par le versement d’allocations chômage en cas de période d’inactivité.

Le portage salarial, c’est aussi un accompagnement personnalisé très avantageux pour le formateur souhaitant se concentrer sur son coeur de métier. Ses obligations administratives et comptables sont prises en charge et un service juridique lui assure un encadrement rigoureux de ses missions.

Pourquoi travailler avec Cadres en Mission ?

De nombreuses sociétés se partagent actuellement le marché du portage salarial. Fondée en 1999, la société Cadres en Mission tire son épingle du jeu en proposant des services de grande qualité, répondant parfaitement aux besoins des formateurs en management indépendants :

  • un accès à un réseau d’organismes de formation et à des offres de mission exclusives ;
  • un parcours de formation pour apprendre à construire et vendre ses formations en management, et répondre plus facilement aux appels d’offres ;
  • un accompagnement de proximité, assuré par un chargé de ressources humaines ;
  • un numéro d’agrément au titre de la formation professionnelle continue pour pouvoir proposer des formations aux entreprises ;
  • une certification ISQ-OPQF et un référencement sur la plateforme Datadock ;
  • des frais de gestion dégressifs, dépendant du chiffre d’affaires cumulé ;
  • la possibilité de facturer en franchise de TVA.

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FAQ – Formateur en management en portage salarial

Les frais professionnels du formateur sont-ils remboursés ?

Votre métier de formateur en management vous oblige à effectuer de fréquents déplacements entre les entreprises et les centres de formation avec lesquels vous travaillez. Des dépenses qui ne sont pas toujours prises en charge par vos clients. Cadres en Mission vous rembourse une partie de ces frais déclarés, à hauteur de 30% de votre chiffre d’affaires.

Quel est le salaire d’un formateur en management en portage salarial ?

Fruit de multiples évolutions, le portage salarial est un dispositif désormais rigoureusement encadré sur le plan juridique. Pour pouvoir signer un contrat de travail avec une société de portage, le formateur en management doit être en mesure de toucher une rémunération au moins égale à 70% du plafond de la Sécurité sociale.

S’il existe une rémunération plancher, il n’existe cependant aucun plafonnement. Plus vous accumulez les missions intéressantes et les négociez à votre avantage, plus vous pouvez alors toucher une rémunération confortable.

Que se passe-t-il en cas d’impayé ?

Comme l’exige la loi, la société de portage salarial a pour rôle de protéger ses salariés portés face aux éventuels impayés dont ils pourraient être les victimes. Elle se charge ainsi d’effectuer les relances et engage les procédures pour obtenir le paiement des honoraires. Mais surtout, elle fait en sorte que le professionnel lésé puisse toucher son salaire, quelle que soit la situation.

Peut-on cumuler le portage salarial avec un autre emploi ?

Il est possible de mener conjointement deux activités, dont une activité en portage salarial, comme le font d’ailleurs de nombreux formateurs qui proposent leurs services aux entreprises afin de compléter leurs revenus. Il est toutefois nécessaire de respecter certaines règles (respect des clauses d’exclusivité, obligation de loyauté…).

Dans quelles conditions le formateur peut-il bénéficier de ses ARE ?

En tant que salarié, le formateur en management en portage salarial peut toucher des allocations chômage (ARE) en cas d’inactivité, à condition d’avoir travaillé assez de temps pour en bénéficier. Il peut ainsi profiter de cet apport en périodes d’intermission, durant lesquelles il ne peut pas facturer.


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