Par Johan Sellitto - Informations sur le portage

Le contrat à durée indéterminée (CDI), synonyme de sécurité pour de nombreuses personnes en recherche d’emploi, est une denrée de plus en plus rare dans les entreprises classiques. Frileuses face à un contexte économique incertain, la plupart d’entre elles préfèrent proposer des contrats à durée déterminée (CDD), plus souples, mais aussi plus précaires pour le salarié.

Et si la société de portage salarial, plus généreuse en matière de CDI et parfaitement en phase avec la transformation du monde du travail, était la nouvelle voie à emprunter ?

Le CDI, un Graal plus facile à obtenir en portage

Il est de plus en plus rare qu’une entreprise embauche un salarié d’entrée de jeu en CDI. Généralement, c’est parce qu’elle ne veut pas prendre de risque face à un climat économique parfois incertain. Ou encore parce qu’elle préfère attendre que sa nouvelle recrue fasse ses preuves, même si ses compétences parlent pour elle. Quelle qu’en soit la raison de cette hésitation, la situation n’est évidemment pas à l’avantage du salarié qui, de toute façon, n’a pas vraiment son mot à dire.

En portage salarial, le salarié n’est pas embauché pour ses compétences, mais parce qu’il a un projet ; celui de développer son activité de manière autonome en réalisant des missions avec l’appui d’une société de portage. L’état d’esprit de la société au moment de l’embauche est donc bien différent. Ici, le consultant en portage est perçu comme un professionnel pleinement responsable, apte à démarcher et à négocier les modalités de ses missions. Par conséquent, si le CDD existe aussi en portage salarial, c’est plutôt le CDI qui est de mise.

En portage salarial, le CDI est synonyme d’indépendance

Dans une entreprise classique, le salarié, qu’il ait été embauché en CDD ou en CDI, est contractuellement lié à son entreprise. Celle-ci l’affecte à des tâches qu’il s’engage à exécuter selon les modalités prévues, sous peine de licenciement. Il doit par ailleurs respecter le lien hiérarchique qui le lie à ses supérieurs.

Même si le consultant porté est également soumis à un lien de subordination juridique envers son employeur (l’entreprise de portage), celui-ci se révèle bien moins contraignant dans la pratique : la société de portage possède un droit de regard sur les prestations négociées, et le consultant porté doit rendre des comptes sur son activité, notamment en envoyant un reporting mensuel, appelé également « déclaration d’activité ». En revanche, il n’existe aucun lien de subordination entre le consultant porté et l’entreprise cliente.

 

CDI portage salarial 2

 

La rémunération en portage est choisie et fixée librement

Le salarié en CDI perçoit un salaire mensuel dont le montant, généralement déterminé en brut, est fixé au moment de la signature du contrat de travail (voir l’outil pour calculer son salaire brut en net). Cette rémunération peut bien sûr évoluer, en fonction de son ancienneté et des résultats obtenus.

En portage salarial, c’est le salarié porté qui négocie lui-même ses honoraires avec ses clients. Par conséquent, sa rémunération nette, qui représente environ la moitié de sa facturation HT, dépend principalement de son implication personnelle et de la qualité de son discours commercial.

Le portage salarial encadre et accompagne

La montée en compétences est inscrite dans l’ADN de la société de portage. Cette dernière a effectivement tout intérêt à proposer des formations à ses salariés portés, afin de leur permettre de trouver des missions plus épanouissantes et leur donner l’occasion de négocier des rémunérations plus importantes. Une montée en compétences qui se caractérise également par un accompagnement de proximité. Chez Cadres en Mission, les salariés portés peuvent ainsi compter sur l’assistance d’un conseiller personnel et de tout un réseau d’experts pour développer leur activité dans les meilleures conditions.

Dans certaines entreprises classiques, la situation est parfois bien différente avec des employeurs freinant littéralement des quatre fers face à la volonté d’un salarié d’exercer son droit à la formation. Au lieu d’y voir un levier stratégique désormais incontournable, ces entreprises n’y voient, tout au plus, qu’une perte de temps !

 

Si vous souhaitez démarrer progressivement, vous avez également la possibilité de cumuler votre emploi en CDI et votre activité en portage salarial. Un 1er pas avant de vous lancer pleinement en tant que consultant indépendant !

Article rédigé le 12 avr 2017

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