Par Arthur Avranches - Tout savoir sur le portage salarial

Apprécié pour ses nombreux avantages, le portage salarial est parfois pointé du doigt par certains professionnels qui lui reproche ses défauts. Entre limitations avérées et pures contre-vérités, voici le point de vue de Cadres en Mission sur ces fameux inconvénients.

 

1. Le coût du portage salarial

Cela n’est un secret pour personne : le consultant en portage salarial doit consentir à reverser une partie de son chiffre d’affaires à la société qui héberge ses missions sous forme de frais de gestion. Ces frais lui garantissent néanmoins généralement l’accès à un certain nombre de services. Chez Cadres en Mission par exemple, les salariés portés bénéficient d’un parcours de formation, d’un accompagnement de proximité, de la prise en charge de leurs obligations administratives, de l’appui d’un réseau d’experts, de la possibilité de répondre à des appels d’offres, d’une assurance RCP…

Par ailleurs, les cotisations sociales auxquelles sont assujettis les salariés portés sont plus élevées que dans le cadre des statuts indépendants. C’est toutefois la garantie de bénéficier d’une protection sociale plus avantageuse !

 

2. Un statut réservé à certains profils

On reproche parfois au portage salarial son manque d’ouverture. Selon certains, cette solution ne serait réservée qu’à une frange restreinte de privilégiés. S’il faut bien reconnaître qu’à l’origine le portage salarial était effectivement destiné aux cadres séniors, les choses ont cependant bien évolué depuis. On dénombre aujourd’hui de nombreux profils de salariés portés différents, dont de jeunes diplômés, travaillant dans des secteurs d’activité qui se caractérisent par leur grande variété.

Si le statut s’ouvre de plus en plus, il subsiste toutefois quelques limitations. Le consultant doit ainsi être autonome, doté d’une qualification et de compétences appropriées à ses missions, être capable de négocier un minimum de 300 € d’honoraires par jour, et ne pas pratiquer une activité exclue du dispositif (professions réglementées et certaines activités relevant du service à la personne).

 

3. Le versement d’allocations chômage pas toujours assuré

Comme tout salarié, le consultant en portage salarial cotise pour bénéficier de ses allocations chômage en cas de fin de contrat. Ces cotisations étant directement liées à l’existence d’un lien de subordination entre lui et sa société de portage, il lui revient de s’assurer de la bonne conformité de ses modalités d’hébergement.

Il existe en effet des sociétés de portage négligentes qui entretiennent une certaine ambiguïté quant à leur rôle, ce qui peut avoir pour effet de compromettre l’ouverture des droits au chômage de leurs salariés portés.

 

4. Un dispositif empreint d’un certain formalisme

Pour pouvoir exercer son activité en portage salarial, le consultant doit procéder à quelques formalités :

  • Signature d’une convention d’adhésion ;
  • Signature d’un contrat de prestation avec l’entreprise cliente, à chaque nouvelle mission ;
  • Signature d’un contrat de travail (CDD ou CDI) avec la société de portage ;
  • Réalisation d’un compte-rendu d’activité mensuel : avancement du projet, nombre d’heures travaillées et frais de fonctionnement.

S’il existe donc un certain formalisme, il est cependant à mille lieues des obligations administratives et comptables auxquelles doivent habituellement se plier les entrepreneurs dans le cadre de la gestion de leur entreprise.

 

5. Un portefeuille clients qui n’appartient pas toujours au consultant

En portage salarial, le consultant est normalement responsable de la constitution et de la gestion de sa clientèle, mais paradoxalement, il n’en est pas toujours le propriétaire.

Certaines sociétés de portage salarial ajoutent en effet des clauses spécifiques à leurs contrats pour empêcher leurs salariés portés de récupérer leurs clients en cas de création de société. La vigilance est donc de mise !

 

6. Un dispositif sujet à interprétation

Il y a 10 ou 15 ans, les contours du fonctionnement du portage salarial n’étaient pas encore clairement définis. Par conséquent, certains consultants faisaient les frais de sociétés de portage salarial peu scrupuleuses.

Désormais inscrit dans la législation et doté de sa propre convention collective, le portage salarial est un statut bien encadré au mode de fonctionnement standardisé.

 

7. Une liberté certes, mais encadrée

On décrit souvent le portage salarial en insistant sur le degré de liberté qu’il accorde au consultant. Lorsqu’un salarié porté propose une mission à sa société de portage, celle-ci a néanmoins l’obligation de vérifier que les modalités de l’intervention, notamment la nature de l’intervention et les honoraires négociés, restent bien dans le cadre fixé par la loi et la convention d’adhésion. Il est toutefois assez rare qu’une société de portage refuse l’hébergement d’une mission.

 

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Article rédigé le 07 juil 2017

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