Par Arthur Avranches - Tout savoir sur le portage salarial

En recherche d’autonomie et de sécurité, le manager de transition et le consultant recherchent sensiblement les mêmes choses : exercer leur métier de manière indépendante tout en conservant leur statut et sécurité. Néanmoins, les deux dispositifs répondent à des besoins différents et impliquent des professionnels aux profils distincts. Voyons plus en détail ce qui différencie ces deux notions.

De quoi parle-t-on exactement ?

Le manager de transition intervient généralement dans les entreprises qui connaissent des difficultés financières ou qui souhaitent évoluer rapidement pour s’adapter aux nouveaux enjeux économiques de leur secteur d’activité (départ d’un membre de direction, remplacement à durée déterminée). Il a pour particularité d’avoir occupé précédemment des postes de direction (DG, DAF, DRH etc.). Par ailleurs, il n’est pas rare que l’on fasse appel à lui pour gérer une restructuration, réduire les coûts de fonctionnement de l’entreprise ou accompagner le lancement d’un nouveau projet d’envergure. Avec son regard extérieur, le manager de transition apporte une prise de recul nécessaire dans un environnement souvent freiné par ses codes et sa culture. De plus, son expertise avancée lui permet de se montrer immédiatement opérationnel.

L’intervention du consultant est quant à elle un peu différente. Contrairement au manager de transition, le recours à un consultant n’a pas pour vocation de changer en profondeur le fonctionnement de l’entreprise, mais bien de répondre concrètement à un besoin précis. Il n’a pas obligatoirement exercé à des postes de direction et peu cumuler plusieurs missions en même temps.

Il faut toutefois ajouter que certains consultants, experts de leur domaine, font du management de transition sans le savoir. Pour ceux qui ont un doute, il est possible de vérifier le périmètre de vos compétences auprès d’une de nos directions régionales.

La place de l’intervenant au sein de l’entreprise

Étant donné son rôle moteur dans l’entreprise, le manager de transition est nécessairement en relation avec un grand nombre de personnes durant sa mission. L’un de ses objectifs est d’ailleurs de faire en sorte de créer une synergie vertueuse avec les employés. En outre, il est encadré par un directeur de mission, extérieur à l’entreprise, qui l’accompagne pendant toute la durée de sa mission. C’est un gage de qualité supplémentaire pour l’entreprise cliente. Notons que ce rôle est toujours endossé par un manager de transition, contre rémunération sous forme de frais de direction de mission.

De son côté, le consultant en portage salarial est généralement un peu plus isolé, bien que sa situation dépende fortement de la nature de sa mission et évidemment de son lieu de travail. Il va sans dire qu’un consultant qui choisit de travailler depuis son domicile aura moins d’interactions qu’un consultant qui réalise sa mission dans les locaux de son client ou en espace de coworking.

Le cumul des missions

Étant donné la nature de son intervention, sa longueur (de 6 à 18 mois) et l’enjeu qu’elle représente, le manager de transition ne peut pas, par définition, gérer plusieurs missions en parallèle.

Il en va différemment avec le consultant qui peut théoriquement se permettre de cumuler plusieurs missions, même si cela dépend nécessairement de sa charge de travail.

Pour quelle rémunération ?

Même si le recours au consultant en portage salarial est forcément lié à la recherche d’une expertise précise et parfois rare, le manager de transition doit pour sa part faire face à des situations autrement plus complexes, voire critiques.

Par conséquent, comme on peut s’y attendre, les missions de management de transition sont plus rémunératrices que les missions en portage salarial. Qu’on se rassure : la majorité des consultants en portage salarial gagnent néanmoins très bien leur vie, surtout s’ils cumulent plusieurs missions et de l’apport d’affaires !

Bien gagner sa vie comme consultant

Prospection classique contre prospection croisée

En tant que professionnels autonomes, le consultant et le manager de transition doivent avoir recours à de la prospection afin de trouver de nouvelles missions et assurer le développement de leur activité.

Pour faciliter ses recherches, le consultant peut à la fois compter sur les offres de missions proposées régulièrement par sa société de portage, et le réseau d’experts qu’il intègre au moment de sa première mission.

Le manager de transition bénéficie quant à lui d’un avantage supplémentaire. En intégrant un cercle d’experts, il profite d’une prospection dynamique croisée avec tous les autres membres du cercle. De quoi considérablement multiplier ses chances de décrocher une mission importante !

 

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Article rédigé le 14 juin 2017

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