Par Johan Sellitto - Devenir consultant indépendant

Ressources désormais incontournables, les consultants permettent aux entreprises de régler leurs problématiques sans avoir besoin de procéder à des embauches aussi couteuses que risquées. Fort d’un bon niveau d’expertise dans votre domaine, vous souhaitez mettre vos compétences au service des entreprises. Découvrez les avantages à devenir consultant !

Quelques bonnes raisons de devenir consultant

Le secteur du consulting ne connaît pas la crise ! En témoigne la progression fulgurante de ce marché depuis plusieurs années. Le conseil, c’est ainsi 10,5 % de croissance en 2017, pour un chiffre d’affaires global estimé à 6,5 milliards d’euros. Dynamisés par la transformation digitale, les experts du domaine sont sollicités par les cabinets de consulting, mais aussi directement par les entreprises en recherche de compétences.

Autant dire que le professionnel qui fait aujourd’hui le choix de se lancer dans le consulting n’a pas vraiment à s’inquiéter de son avenir dans ce domaine. Outre le fait de pouvoir accéder à des missions variées, ce métier lui donne l’opportunité de développer ses compétences, mais aussi d’échanger avec l’ensemble des collaborateurs des entreprises dans lesquelles il intervient, indépendamment de leur niveau hiérarchique. De quoi en profiter pour alimenter son réseau professionnel !

Être consultant, c’est également être moins soumis à la pression hiérarchique que peuvent subir les salariés au quotidien. Mais c’est également être considéré et payé en fonction de sa valeur ajoutée et non pas sur la base d’un nombre d’heures passées au bureau.

Quelles compétences pour devenir consultant ?

Il va sans dire que le métier de consultant exige un certain nombre de compétences et de qualités bien précises. Un professionnel qui apprécie surtout la routine et fuit tout ce qui se rapporte de près ou de loin à du challenge aura ainsi beaucoup de mal à trouver son bonheur dans ce type de carrière où chaque projet s’accompagne de son lot de difficultés et d’impondérables.

Amené à côtoyer des professionnels de tous horizons, le consultant ne doit pas avoir peur du contact, mais aussi de la confrontation. Il n’est en effet pas rare que des collaborateurs n’apprécient pas l’arrivée de cet élément extérieur à l’entreprise, le considérant comme une potentielle menace. En pareille situation, le consultant doit être capable de s’affirmer, tout en s’assurant de gagner la confiance de ses interlocuteurs, ce qui peut exiger beaucoup de sang-froid.

Enfin, pour réussir une mission de conseil, il faut être doté d’une très bonne aptitude à synthétiser et analyser les informations, parfois dans des contextes d’urgence, en utilisant des outils et méthodes adéquates.

Les avantages de choisir l’indépendance

Tous les consultants qui ont connu les deux statuts peuvent témoigner du fait qu’il est généralement bien plus avantageux d’être indépendant que salarié au sein d’un cabinet de consulting. Dans son quotidien, le consultant indépendant bénéficie par exemple d’une plus grande liberté d’organisation, ce qui lui permet de consacrer une partie de son temps à sa famille ou ses loisirs, s’il le désire.

En négociant ses honoraires directement avec ses clients, il est également en mesure de toucher une meilleure rémunération, même s’il doit aussi prendre en compte les diverses cotisations obligatoires et assurances permettant de contrebalancer une protection sociale moins bonne.

💡 En savoir plus : TJM du consultant

Enfin, les consultants indépendants bénéficient généralement d’une meilleure attractivité auprès des entreprises, au regard de leur flexibilité, leur disponibilité et surtout de leurs compétences souvent plus avancées.

En revanche, on ne s’improvise pas travailleur indépendant du jour au lendemain. Il faut pouvoir, mais surtout vouloir mener ce type de carrière pour s’épanouir réellement. Autant dire qu’en faire un choix par défaut ou un plan B, c’est prendre le risque de s’y casser les dents !

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Pourquoi opter pour le portage salarial ?

Entreprise individuelle, EIRL, micro-entreprise, SASU, EURL… Face aux différentes solutions qui se présentent à lui, le consultant en quête d’indépendance peut se sentir un tantinet perdu. Il faut dire que chaque statut juridique est doté d’un certain nombre de qualités et de défauts qui méritent que l’on prenne la peine de s’y attarder.

Alors, comment choisir son statut de consultant ? Certains  préfèreront privilégier l’accessibilité de la micro-entreprise, quitte à faire quelques concessions sur leur chiffre d’affaires ou leur protection sociale. D’autres s’accommoderont sans problème de la complexité de la SASU pour gagner en crédibilité et augmenter leur marge de manœuvre. En somme, le choix du statut juridique dépend principalement des aspirations du consultant.

Forme juridique un peu à part, malgré ses 30 années d’existence, le portage salarial se veut à la croisée des chemins entre les statuts indépendants que nous venons d’évoquer et le statut salarié. Un parti-pris atypique qui offre bien des avantages au consultant. Contractuellement lié à une société de portage salarial, il bénéficie d’une couverture sociale complète, de l’assurance chômage, d’une assurance RC Pro et d’autres services tels que la prise en charge administrative de son activité ou encore l’accès gratuit à des formations. Il conserve par ailleurs sa liberté de choisir ses missions et d’en négocier les modalités (dont les honoraires !) directement avec ses clients.

En contrepartie de ces multiples atouts, le consultant en portage salarial reverse une partie de son chiffre d’affaires à sa société de portage sous forme de frais de portage, dont le pourcentage se situe généralement entre 7 % et 10 %.

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Quelques conseils avant de vous lancer !

L’idée de devenir consultant vous a peut-être déjà effleuré l’esprit. Ou alors, il se peut que vous soyez actuellement sur le point de vous lancer, évaluant encore les différentes options qui s’offrent à vous. Quelle que soit l’étape à laquelle vous vous trouvez, sachez qu’une telle décision ne se prend pas à la légère, surtout si votre projet implique d’abandonner un emploi de salarié.

Avant d’entamer une quelconque démarche allant dans ce sens, assurez-vous par conséquent que vous êtes bel et bien en capacité de mener un tel projet. Au-delà des compétences qu’il exige, le métier de consultant indépendant nécessite une assise financière suffisante, permettant de faire face à des débuts d’activité parfois difficiles.

Par ailleurs, travailler en tant qu’indépendant demande de faire quelques concessions, dont le fait de multiplier les heures de travail avant d’être assez rentable pour se permettre de lever le pied. Des sacrifices qui ne sont pas toujours envisageables dans certains contextes familiaux. Là encore, il s’agit donc d’un paramètre à ne surtout pas négliger !

Article rédigé le 20 Fév 2019

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